
Du coup, afin de briser la rébellion dans l’oeuf, Métrobus, filiale de l’honorable et oh combien imaginatif Publicis, est parti en croisade judiciaire.
Tout d’abord Métrobus réclame 980 000 euros à 60 méchants taggeurs interpellés en flagrant déli de dénigrement publicitaire : ça leur apprendra à dire la vérité (« marre de la pub », « la pub ment », « halte au sexisme » etc).
Enfin, Publicis a aussi assigné en référé l’hébergeur du site internet qui a organisé ces rassemblements (une coopérative, mon dieu, même pas une entreprise commerciale), l’obligeant à engager des frais de justice démesurés, en espérant le couler de la sorte... Ouvaton a déjà ainsi engagé 20% de son budget annuel pour se défendre.
Encore quelques mois et l’affaire est dans le sac ! Il importe de mettre un terme à ce trouble à l’ordre consummériste et surtout étouffer ce débat de fond émergent sur la présence, le rôle et le contenu de la publicité ! Laissons travailler les professionnels enfin...
...Alors chers lecteurs, de quel côté êtes vous ? Les suites judiciaires le 2 février...
Les suites de l’affaire : l’ordonnance de référé relative à l’audience qui s’est tenue le lundi 26 janvier 2004 a été rendue ce lundi 2 février 2004 à 13h30. Le premier vice-président du Tribunal de Grande Instance de Paris y déboute de toutes ses demandes la société Métrobus (groupe Publicis).
Métrobus débouté, mais Ouvaton asséchée une victoire au goût amer