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Jean-Marie Messier le Menteur

Ou les leçons de J6M non appliquées à lui-même

Par Olivier le 3 septembre 2003
Jean-Marie Messier imitera-t-il son ex-confrère PDG d’Asthom en rendant la petite prime pour mauvaise gestion (20 millions d’euros, excusez du peu...) qu’il s’est auto-octroyé à son départ précipité de Vivendi ?
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J2M Pinochio ?

L’affaire est actuellement traitée dans un tribunal américain et apparemment notre ex-PDG s’accroche à ses gros millions comme à son dernier souffle ! Il faut tenir son rang et maintenir son niveau de vie tout de même...

Face à cette attitude, je ne peux m’empêcher de vous livrer quelques grands principes édictés par notre docte Jean-Marie deux ans avant cette démission forcée, dans son livre J6M.com :

- p.182 « encore une fois les dirigeants ne doivent pas être récompensés pour faire aussi bien que les autres. Mais pour faire nettement mieux. » Et quand c’est l’inverse qui se produit ?

- p.183, sur les stock-options... « Quant au salarié, il n’est en rien lésé puisque le coût des stock-options est pris sur le capital. Pas sur le travail. Dans ce cadre, le capitalisme invente sa propre forme de redistribution. Avec pour mètre-étalon la création de valeur. Et comme critère de répartition la responsabilité. » Au regard de la chute du cours de VU, J2M a préféré s’ajouter une prime cash de 20 millions d’euros, bien plus palpable que des stock-options aléatoires...

- p.190, à propos du départ de Philippe Jaffré, ex-PDG d’Elf « j’aurais été administrateur d’Elf, je n’aurais pas voté le golden parachute qui a été accordé à Philippe Jaffré »

- Et il en rajoute une couche, la crème de la crème... « L’éventualité d’être viré par ses actionnaires, lors d’une OPA ou pour toute autre raison fait partie des risques normaux du métier de patron. Quand on est nommé à la tête d’une entreprise, petite ou grande, on sait que l’on est révocable ad nutum, c’est à dire à tout moment sur simple décision du conseil d’administration. On est payé pour ça. Et bien payé. Les indemnités spéciales - ces golden parachutes qui défraient la chronique - ne se justifient donc pas selon moi pour les mandataires sociaux. Mon contrat ne prévoit aucune clause de ce genre. Et je m’engage vis-à-vis de mon conseil d’administration à ne jamais en négocier. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : des stock-options pour se constituer un patrimoine et un parachute au cas ou cela tournerait mal. Dieu sait si je suis partisan de donner aux dirigeants la possibilité de s’enrichir mais qu’ils en assument les risques. »... oh là là, eh bien l’attitude de Jean-Marie s’est retournée aussi vite que le cours de l’action VU ces dernières années !

Alors Jean-Marie, peux-tu encore te regarder dans une glace quand tu relis ce que tu as écris 3 ans plus tôt ? N’as-tu pas l’impression d’avoir légèrement abusé ? Il serait temps de rendre sans faire de scandale ces petits millions...

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